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Bienvenue sur le site du club Européen des éleveurs de Lapins Gris du Bourbonnais.

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La couleur chez le Gris du Bourbonnais

Georges Pâtissier.

Au cours de l’Assemblée Générale du Club le 29 mars 2008, il a été débattu de la couleur du manteau chez le Gris du Bourbonnais.

Un rappel tout d’abord : la couleur du manteau doit être gris fer atténué.

C’est à la page 31 du standard 2000 de la Fédération Française de Cuniculiculture que nous trouvons dans la description du  MODELE AGOUTI la définition de la couleur  GRIS FER :

Dessus du corps assez foncé, peu zoné

Dessous du corps grisâtre, plus ou moins foncé

Chez le Gris Fer, la couleur de couverture est gris assez foncé, régulièrement piqueté de noir.

Le gris doit toujours dominer sur le noir.

Le triangle de la nuque est brunâtre. Le liseré des oreilles est très développé. Le dessus de la queue est noirâtre.

La couleur du dessous du corps est en harmonie avec la couleur du manteau, mais plus uniformément mate.

La couleur intermédiaire brunâtre est peu étendue en hauteur. La couleur de base est bleue foncée.

La couleur Gris Fer est rencontrée par exemple chez le Géant des Flandres, le Bélier Français et chez certaines races comme le Stennkonijn en Belgique ou encore chez le Hollandais et le lapin nain.

Si cette définition générale de la couleur GRIS FER s’applique pour le Gris du Bourbonnais, le standard de cette race précise la couleur recherchée :

La couleur est gris de fer atténué ( cf. description générale ).

Elle recouvre uniformément toutes les parties supérieures du corps. Le triangle brunâtre doit rester perceptible.

Le dessous du corps est gris bleuté plus ou moins clair. Les ongles sont de couleur corne foncée. Les yeux ont un iris de couleur brun foncé.


La sous-couleur est bleu ardoisé foncé sur tout le corps.

L’entre-couleur brunâtre très réduite ne se manifeste que sur les parties supérieures du corps.

Les défauts légers pour la couleur entraînant la perte de 0,5 à 1,5 points suivant leur degré d’expression sont :

Teinte un peu hétérogène (manteau). Extrémités foncées. Pattes antérieures légèrement barrées.

Les défauts graves entraînant la disqualification du sujet en exposition sont :

Couleur du Normand (Garenne) ou trop foncée (noirâtre) – Ventre blanc. Pattes antérieures fortement  barrées (décoloration jusqu’à la base des poils). Sous-couleur du ventre absente.

Aujourd’hui, les efforts de sélection doivent porter sur une couleur homogène du manteau, régulièrement piqueté de noir : alternance de pointes jaunâtres et de pointes noires mais ce ne doit pas être ces dernières qui dominent pour éviter un manteau noirâtre.

Pour l’entre-couleur elle ne se manifeste que sur le manteau et elle doit être très réduite pour éviter de basculer vers une teinte gris garenne. Elle doit être perceptible et c’est tout. Le triangle brunâtre est perceptible, c’est-à-dire pas trop envahissant et doit être masqué entièrement par les oreilles lorsqu’elles sont couchées sur le dos.

Contrairement à une idée reçue véhiculée et transmise oralement entre juges – dont je fais partie – depuis fort longtemps, il n’a jamais été question de poils colorés roussâtres sur le dessus de la queue du Gris du Bourbonnais.

Pourtant dans un standard publié en 1927 il est noté : … les oreilles ont la couleur du corps, le bord extérieur de couleur brune, comme le dessus du nez et de la queue. Ceci peut s’expliquer du fait que la race venait d’être créée et l’ascendance du Normand se faisait encore sentir. Car depuis, et si l’on prend comme référence le premier standard publié sur tout le territoire national après la seconde guerre mondiale en 1963 par la F.F.C., il n’est plus indiqué ce qui apparaissait dans le standard de 1927.

Evolution des standards officiels

LAPINS :

Les premiers standards officiels concernant ces mammifères n’ont vu le jour qu’en 1921 / 1922, alors qu’Eugène MESLAY avait publié son fameux livre « Les races de lapins » dès 1900. La « Grande guerre » a certainement été la cause de la publication tardive de cette première édition.

Ce travail a été effectué pendant trois années, de 1919 à 1921, par une commission des standards siégeant sous l’égide de la SFC ( Société Française de Cuniculiculture ) et publiés en 1921 / 1922 sous forme d’une petite plaquette de couleur verte où figuraient le titre

« Standards » et la liste de 11 races de lapins.

Ce premier travail collectif a fait place dès 1927 à deux standards :

- celui de la SFC, intitulé « Standards », édité à Bordeaux, proposant la description de 30 races reconnues officiellement et de 18 autres dont les standards n’étaient pas encore adoptés.

- Celui de la Fédération des Syndicats d’Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle, édité à Strasbourg, intitulé « Standards des 33 races de lapins les plus connus ».

Sont venus ensuite ( liste peut-être non exhaustive ) trois éditions de la Fédération :

- celle de 1936, intitulée « Standards d’animaux de Basse-cour, tome 1 lapins ».

- celle de 1946.

- celle de 1958, avec pour titre « Standards de lapins de races ».

Les « Standards officiels des lapins de race » ont été édités en 1963 par la CNAF

( Confédération Nationale de l’Aviculture Française ) et l’Union des juges d’Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle.

Même titre en 1972 avec les mêmes éditeurs auxquels se sont ajoutés la SCAF ( Société des Aviculteurs de France ), la FFC ( Fédération Française de Cuniculiculture ) et les Unions des Aviculteurs des trois départements précités.

En 1984, la SCAF et la FFC ont publié conjointement le « Standard officiel des lapins de race ».

En 1987, il en a été de même avec les mêmes éditeurs, le même titre et le même visuel de couverture que pour l’édition précédente.

Ceux de 1993, avec pour titre « Standard officiel des lapins de race » ont été édités par la FFC, tout comme ceux de 2000, intitulés « Les lapins de race, Spécificités zoologiques, Standards officiels ». Cette dernière publication peut être considérée comme la 12e édition française.